Créer son site d'élevage virtuel avec Webidev
MangakaChibika



Chapitre 1 à 10


Chapitre 1
Des choses paranormales se sont passées au lycée, ce qui a décidé le maire de Freddy’s de le fermer. Je suis content, même trop. C’est le bon moment pour moi d’inviter Loane (ce que je devais faire depuis des mois voire même des années, mais je n’osais pas…). Maintenant, je vais le faire. C’est vrai, j’ai quand même grandi, je deviens mature (et d’ailleurs Loane devient de plus en plus belle et mignonne !). J’espère qu’elle m’aime… D’après Tiago, mon meilleur ami, elle m’aime. Mais bon, nous ne sommes quand même pas trop sûrs… Pendant le reste de la soirée, j’ai réfléchi au « Comment je vais déclarer ma flamme a Loane ». Je me suis dit qu’il serait mieux de d’abord lui écrire un poème, (ou plutôt un roman-poème…) pour que tout sorte, et ensuite j’irais la voir (à moins que ce soit elle !) pour lui demander de sortir avec moi. Le soir même, je préparai ma chambre pour pouvoir l’inviter le lendemain : pétales de roses, bougies parfumées, et tout ça… Je lui ai même préparé des petits cadeaux : un bouquet de roses colorées, une orchidée blanche, une boîte de divers chocolat et petits gâteaux… Et bien sûr : le petit poème. Ou plutôt dirais-je, grand poème. Tout est prêt. Je m’endors, des rêves pleins la tête. Le lendemain, très tôt, je me réveille pour me préparer. Et là, je découvre que… Tout a disparu ! Les pétales de roses les bougies, le poème… Tout ! Mince… Je m’écroule sur le sol en me rendant compte que ce n’était qu’un rêve... (Pour mon plus grand désespoir...)
Peu après, je me suis réveillé dans mon lit. Ma mère a dû me remettre, pensant que j'étais tombé en dormant. J'étais tellement fatigué que je me suis rendormi presque instantanément.


Chapitre 2
Saphir m’a invitée chez lui. Je me demande ce qu’il veut. Il m’a appelé en pleine nuit, vers 3/4h du matin, je dirais. Au téléphone, il a marmonné, puis a dit : « Viens chez moi demain 13h, j’ai des trucs à te donner et des choses à te dire à demain. ». Puis, il a directement raccroché. Je n’ai pas eu le temps de lui répondre. Je vais y aller, et je verrais bien. Donc, je m’habille, je me coiffe, me brosse les dents et tout le blabla qui va avec. Je me rends chez lui à pied car il est à 2 kilomètres de chez moi (à peine). Sa mère m’accueille comme toujours, avec le sourire et me proposant des gâteaux à la vanille, qu’elle fait tous les dimanches matins.
« Mange Loane, ils viennent de sortir du four, ils seront meilleurs chauds »
« Non, lui ai-je répondue, je ne fais que passer, car Saphir me l’a demandé. »
« Comment ça, il t’a demandé de venir ? Il ne m’a pourtant rien dit. Que veut-il ? M’a-t-elle demandée. »
« Je ne sais pas trop, finalement. Il m’a juste dit qu’il voulait me donner quelque chose et me dire un truc… »
« Ah… Monte, alors, je lui parlerai quand tu seras partie. M’a-t-elle répondue. »
Je monte dans sa chambre, j’ouvre la porte, et je le vois dans son lit. Je regarde un peu mieux, et je vois qu’il dort encore. Un peu gênée, je redescends voir sa mère qui me dit de le réveiller. Alors, je remonte, et d’une petite voix, je lui dis : « Saphir… Réveille-toi… ». Il sursaute et se lève d’un bond. Je crois que je lui ai fait peur, ou que je l’ai surpris.


Chapitre 3
Une petite voix me parle. Elle me dit : « Saphir… Réveille-toi… ». Je pense encore à Loane. Je sursaute et je fais un bond hors du lit. C’est Loane. Elle est venue. Mais pourquoi ? Je rougis. Gêné, je lui dis : « Ah… Loane, c’est toi… Tu m’as fait peur… Haha… ». Elle me regarde d’un air inquiet, puis réplique : « Alors, maintenant que je suis là, tu voulais me dire quoi ? » J’ai chaud. Je commence à transpirer. Je me rends compte que je suis en pyjama. Un pyjama bien ridicule dont les filles aiment se moquer. Loane ne se moque pas, elle reste assez muette. J’essaie de me calmer, et lui répond : « Hum… Je ne vois… Pas du tout… De quoi tu parles… ? » Je rougis de plus en plus, je la regarde avec beaucoup d’amour. Je ne pense pas qu’elle le voit. Elle ne sourit pas. Elle est sérieuse. Ce n’est certainement pas une blague. Sinon, elle aurait quand même un petit sourire. Haaa… Je l’aime trop… « Tu m’a fait marcher deux kilomètres pour rien… ? » Me répond-elle en baissant la tête. « Au revoir, alors, Saphir… ». Elle a toujours la tête baissée, et commence à descendre les escaliers pour repartir. « Non, attends, Loane ! ». J’ai crié dans toute la maison. Ma mère arrive aux pieds des escaliers. Loane s’arrête et tourne la tête vers moi.
« Viens… », Je lui dis.
Elle tourne la tête vers ma mère et lui dis « Ne vous inquiétez pas, Madame, je vous jure, il ne se passe rien de très grave. »
« D’accord, Loane, lui répond ma mère. Je vous laisse tranquille. Mais alors, arrêtes de me vouvoyer, je ne suis pas vieille, haha ! »
« Ok, si TU veux » Réponds Loane a ma mère avec humour.


Chapitre 4
Je reviens dans la chambre de Saphir, avec lui devant moi. Il me guide jusqu’à sa chambre, même si je sais où elle est. Il me fait renter, ferme la porte et me prend les poignets. Je rougis. Je ne sais pas ce qu’il veut me dire. Il me regarde dans les yeux en rougissant de plus en plus. J’essaie de discrètement enlever mes poignets de ses mains, mais il les serre plus quand je le fais. « Je t’aime » me dit-il. Il a les larmes aux yeux. Je ne sais pas comment répondre. A ce moment, mon téléphone sonne (il me sauve, d’ailleurs). « Désolée… » Lui dis-je. Il me lâche, baisse la tête et va s’asseoir sur son lit, les mains sur son visage. C’est Amélie qui m’appelle. Je réponds, sort de sa chambre et va dans la salle de bain. « Coucou Amélie, lui dis-je. Je te rappelle plus tard, je suis occupée.>> Je raccroche rapidement et dévale les escaliers à toute vitesse. « Au revoir ! » je crie. Je sors et je cours jusqu’à chez moi, en sueur. Ma mère doit se demander ce que je fais. Je ne l’ai pas prévenue que j’allais chez Saphir, car elle dormait encore. Pourvu qu’elle ne me dispute pas…


Chapitre 5
J’ai tout raté. J’ai bafouillé un « Je t’aime », quand son téléphone a sonné. Ensuite, elle est partie en courant… C’est foutu… Elle ne m’aime plus (enfin, si elle m’aimait avant, au moins en amitié)… J’ai envie de me confier à Tiago, mon meilleur ami. Seul lui peut me faire retrouver mon sourire. Je l’appelle. Il ne répond pas. C’est bizarre, Tiago est tout le temps sur son téléphone, il devrait me répondre… Ça sonne. Messagerie. Ça sonne. Messagerie… Tout le temps. Tempis, je le rappellerai plus tard. Toutes les heures, je recommence. Ça fait 4 heures que je poireaute dans ma chambre en m’ennuyant. A 15h, je décide d’aller le voir. J’y vais à pied. Je dois traverser une forêt. Mais bon, ça ne me dérange pas, je connais le chemin par cœur, maintenant. J’ai l’habitude d’aller chez lui à pied. Il habite dans un tout petit bled bien pommé. Il est le seul à habiter là-bas. Enfin, le seul du lycée je veux dire. Aucun de mes amis n’habitent à Freddy’s. Pourtant, c’est là-bas que se trouve le lycée. Ah si, j’ai une amie qui habite aussi a Freddy’s : Pandora. Mais bon, je ne vais pas souvent la voir, même si elle habite à seulement deux rues de chez moi. Il faut dire qu’elle est moi, on n’est pas très proches. Elle n’aime pas la technologie, elle préfère dessiner ou faire de la peinture. Quant à moi, j’adore la technologie, et je n’aime pas dessiner. Mais il n’y a pas que ça, hein, il y a d’autres trucs, aussi. En plus, je ne la trouve pas très belle. Quand on voit Loane à côté d’elle, c’est sûr que Loane nous éblouie tout de suite. Elle est tellement belle… Bref. J’arrive donc chez Tiago à 16h 12 exactement. Les volets sont fermés. Leur chien n’aboie pas comme un malade (pour une fois !). C’est trop calme pour que quelqu’un soit dans la maison. Je laisse tomber, je ne vais pas toquer. Je fais demi-tour pour rentrer chez moi. Il commence à faire frais.


Chapitre 6
Je n’ai jamais couru aussi vite de ma vie. Je suis en sueur. Mon tee-shirt est trempé. Je m’essouffle rapidement, mais je continue. Je viens de parcourir à peine 1km. Je trébuche sur une pierre et je tombe. Enfin, je ne tombe pas, je m’écroule, plutôt. J’en ai marre, je veux me téléporter chez moi, douchée, en pyjama, dans mon lit. J’ai une douleur au genou gauche. Normal : il y a juste un caillou qui est rentré dans ma peau en tombant, mais à part ça, tout va bien ! Je me relève en prenant mon temps, et je continue mon chemin à petite foulée. C’est long. Pourquoi je n’ai pas appelée ma mère ? Elle serait venue me chercher… Bon tempis, je suis bientôt arrivée.
J’arrive enfin. Je suis contente. Ma mère m’ouvre la porte, et me serre dans ses bras. Euh… Je ne comprends rien. Bref, je ne vais pas chercher à la comprendre, c’est trop risqué (et surtout trop compliqué !). Elle approche sa bouche de mon oreille et me dit en chuchotant :
« Je suis tellement contente que tu sois rentrée… Je m’étais inquiétée, où étais-tu … ? »
Je recule ma tête pour que l’on puisse se regarder et je lui réponds :
« Je te raconterais plus tard, c’est une très longue histoire. »
« D’accord. » Me répond-elle avec un air un peu inquiet.
Elle baisse ma tête et vois mon genou. Elle remonte presque instantanément la tête et me dit d’un air très affolé (même trop) :
« Oh, ma chérie ! Tu as vu l’état de ton genou !? Je vais chercher la trousse de secours, il faut t’enlever ce caillou et te désinfecter le genou ! Tu vas avoir une infection, sinon ! »
Je lui réponds aussitôt :
« Non, maman, c’est bon, je me débrouille. Je n’ai pas envie de me prendre la tête avec ça. Je n’ai qu’une envie, c’est d’aller prendre ma douche puis… »
Je n’ai même pas le temps de finir ma phrase qu’elle me répond directement :
« Non, non, non… Il faut que je te l’enlève, ce caillou, tu ne vas quand même pas rester toute ta vie avec ça dans le genou ! »
« Et pourquoi pas ? » Je lui réponds.
Puis, je remonte dans ma chambre. Elle est restée bouche-bée en me regardant monter, un peu désespérée.


Chapitre 7
Il fait presque nuit, je ne vois rien dans cette sombre forêt. Le flash de mon téléphone ne veut pas s’allumer. Alors, j’essaie d’avancer ou je peux, quand je peux. Je ne sais pas où je vais. Je commence à fatiguer. J’ai mal aux jambes, et aux pieds. Mon téléphone ne capte pas le réseau. Je dois être loin de la route. Il est 20h 30. Je ne sais pas où je suis, et je meurs de faim. Je me pose deux minutes. Ça fait du bien de s’asseoir. Enfin bon, ça fait un peu mal aux fesses d’être assis sur un rocher, mais il va falloir que je m’y fasse, surtout si je deviens un SDF… Non, je ne vais pas devenir un SDF, tout de même. Demain, ma mère va aller au commissariat de police pour me porter disparu, et un hélicoptère va survoler le département pour me retrouver, et puis voilà… Euh… Je me laisse trop emporter, là. Tout ira bien. Demain, j’essaierai de me lever le plus tôt possible, pour retrouver mon chemin. Je me mettrais en pyjama et j’irais me coucher ni vu, ni connu !
Après une très mauvaise nuit passée assis sur un rocher, à me faire piquer sans arrêt par des puces et des moustiques, je décide de me lever pour rentrer. Je commence à avancer, et je me rends peu à peu compte que c’est lundi, et que le lycée n’est pas fermé. C’est à cause de mon rêve de la dernière fois que je me crois en vacances. Enfin, que je crois que le lycée est fermé. Je me mets alors à courir comme un malade. Et là, je me retrouve juste devant chez moi, dans la forêt. Je suis tellement débile que j’ai dormi sur la fameuse roche dans la forêt, juste en face de chez moi. J’ai honte. Et j’ai faim. J’ai comme l’impression qu’il y a des bestioles dans mon estomac qui sont en train de tout ronger. Ses bestioles, j’ai l’impression que c’est moi-même. Ce serait comme une autodestruction… Bref, ça ne veut rien dire, tout ça… Je rentre chez moi en courant. Je frappe comme un malade sur la porte d’entrée, j’essaie de l’ouvrir… Mais rien à faire, il y a personne chez moi, et la porte est fermée… Mes parents ont dû partir au travail, ainsi que ma sœur.
Je m’effondre devant ma porte d’entrée. J’ai tellement faim, que je pourrais manger de l’herbe… Tiens, de l’herbe, bonne idée. J’arrache une grande touffe d’herbe et je la mange sans réfléchir. Et sans penser que mon père met tout un tas de produits nauséabonds dessus. C’est dégueu. J’ai envie de vomir, mais je ne peux pas, car je n’ai rien dans l’estomac. Bon, sauf cette touffe d’herbe dégoutante… D’avoir mangé de l’herbe ne me coupe pas la faim. Au contraire, elle me donne encore de plus en plus mal à l’estomac. Je ne sais pas quoi manger d’autre… Quoique, je pense avoir une petite idée de quoi me nourrir.
Je vais de l’autre côté de mon jardin, à la vitesse d’un zombie, tellement que je manque de force. J’arrache une pomme de mon immense pommier. Celle-ci, je la savoure. Car c’est la seule qui est à peu près mûre dans l’arbre. Je suis heureux, là. Les bestioles dans mon ventre se contentent d’en manger, elles aussi. Elles sont heureuses, elles aussi. Tant que je suis content, elles le sont, et ça, c’est génial !
Je mange 3 pommes. Elles me font un bien fou dans l’estomac. Un bien que personne ne peut imaginer à ce point. J’en oublie presque (totalement, même) qu’il y a cours, aujourd’hui. Je ne sais pas ce que vont dire les profs, ni mes parents. Et Loane, que va dire Loane ? J’ai comme une envie pressante d’y aller. Mais je suis sale, je pue et j’ai une haleine de chacal. Tempis, je ne vais pas y aller aujourd’hui. Mes parents vont me tuer, quand je vais leur apprendre que j’ai dormi dehors, sur une pierre… Mais bon, je ne pense pas que je vais leur dire. Sinon, ils seront fous furieux, et ils ne voudront plus que j’invite ma petite Loane chérie. La pauvre Loane, elle doit se demander ce que je fais, elle doit s’inquiéter sur mon état de santé. Mais non, je ne pense pas. Loane sait très bien que je l’aime, mais j’ai l’impression qu’elle n’y prête pas attention. Je la sens plus attirée par Tiago.



Chapitre 8
Il est tôt, je dois déjà me lever pour aller en cours. Sinon, je vais être en retard. Je déjeune, je m’habille, je me brosse les dents, je me démêle les cheveux, et go. J’enfile ma veste et mes chaussures, et je vais au bus. Comme toujours, c’est le bordel à l’arrêt de bus. Tout le monde hurle, rigole, et fond le bazar. Mais bon, je m’y fais, à force, je suis une grande habituée. Déjà au collège, c’était comme ça. Ce qui est bizarre, c’est que Saphir ne vienne pas me voir. C’est quand même très louche. D’habitude, il vient, et me demande si je peux me mettre à côté de lui dans le car. Mais comme d’habitude aussi, je refuse, car je me mets tout le temps à côté d’Amélie. Bref, il doit être en retard, ou un truc comme ça. Au pire, ce n’est pas grave. Dès que je vois Amélie, je vais vers elle.
« Salut ! » Je lui dis.
« Salut Loane ! » me dit-elle d’un air surpris.
« Tu n’es pas avec ton saphir, chérie ? » me dit-elle en rigolant.
Je rigole, puis je lui réponds : « Ha, ouais, pour une fois ! »
« Il n’est pas là, tu ne vas pas t’en plaindre quand même, chérie ? »
« Haha, non, au contraire, on va fêter ça avec du champagne ! »
« Rooh, chérie, quand même, vous allez sortir ensemble Saphir et toi ! Ne dis pas ça sur ton amoureux, Loanounette ! »
« On va sortir ensemble, dans tes rêves, oui ! »
« Je rigole, chérie, ne t’inquiètes pas. » Me dit-elle
J’aime bien Amélie. C’est une fille super sympa. Elle a de l’humour, mais dans de difficiles situations, elle prend son côté sérieux. Je peux faire confiance en Amélie. Elle est vraiment adorable.
Le bus arrive. Tout le monde monte. Allez, c’est parti pour 30 minutes de route pour aller au lycée. Génial… Mais bon, c’est ça, où j’y vais à pied, alors hein, je préfère largement ça ! Pandora, elle a de la chance. Elle habite juste en face du lycée. Alors pour elle, pas besoin de se précipiter. Elle se lève, tranquille, elle se prépare, tout ça, et elle y va à pied, zen. Elle a de la chance. Mais, elle ne profite pas de cette chance-là. Elle ne dort quasiment pas la nuit, et elle passe son temps à dessiner. Tous les jours. Elle ne s’arrête jamais, c’est une pile électrique. Même si elle fait de véritables chez d’œuvre, ce n’est pas une raison de ne pas dormir, la nuit. Je comprends pourquoi elle a un visage de panda. Elle a d’abord le visage rond, et en plus, elle a d’énormes cernes. Après tout, elle fait ce qu’elle veut. Je ne peux rien y faire en plus. Elle est tellement têtue qu’elle ne m’écoute pas quand je lui reproche de se bousiller la vie pour sa passion du dessin. A chaque fois, elle m’ignore, et continue ce qu’elle fait. Donc je la laisse. J’espère qu’elle se rendra compte de sa situation un jour ou l’autre. Je ne peux qu’espérer.




Chapitre 9
Nous arrivons au lycée. Loane s’est endormie pendant le trajet. Je la réveille :
« Chérie, Loane, nous sommes arrivées au lycée. »
Elle gémit, puis me répond :
« Ah… Amélie, c’est toi… Je veux dormir, laisse-moi… »
Elle tourne la tête et se rendort. J’insiste :
« Loane, ma chérie, réveille-toi, ton petit Saphir d’amour va t’attendre au lycée, et tu ne seras pas là. »
Elle retourne la tête vers moi, ouvre doucement les yeux, et me fais un petit sourire. Elle se lève tranquillement, et on descend les dernières du bus. Nous sommes seules devant le lycée. Tout le monde est déjà rentré. La grille est déjà fermée. Mince. Nous devons passer par le haut du lycée. Nous remontons cette saleté de pente raide et glissante. Loane traîne derrière moi. Elle n’est pas vraiment motivée. Je la prends par le bras, et je lui dis :
« Active toi, chérie, on va être en retard. »
« Mon sac est trop lourd, je n’ai pas de forces… » Me répond-elle d’un air blasé et fatigué.
« Si tu veux, je prends ton sac ? »
« Non… »
« Loane, je vais prendre ton sac, ce n’est pas grave, chérie. » J’insiste.
Loane regarde le vide. J’espère qu’elle ne va pas faire un malaise. Elle prend dans ses bras un poteau, et se met à pleurer. Je m’arrête, et je vais vers elle. Inquiète, je lui dis :
« Ma chérie, ça va ?! »
« Saphir… » Sanglote-t-elle.
« Saphir va bien, il reste juste chez lui aujourd’hui, Loane chérie. »
Loane lève la tête, essuie ses larmes et pose son sac au sol. Puis, elle me regarde dans les yeux, et me dit :
« Je veux le voir. Tu ne m’en empêcheras pas. » Me dit-elle d’un ton décidé.
Je n’ai jamais vu Loane dans cet état-là. Je ne sais pas ce qu’elle a…



Chapitre 10
Je pense de plus en plus à Saphir. Je me pose beaucoup de question. En particulier: Est-ce qu'il va bien?... J'en ai marre de cette montée glissante, j'ai envie d'aller le voir. C'est dur... Je craque... Je m'agrippe à un poteau, ne pouvant m'empêcher de pleurer... Amélie semble s'inquiéter. Elle vient vers moi, et me glisse quelques paroles d'encouragement. Mais rien à faire, je reste attachée à ce poteau en pleurant. Puis, une idée lumineuse me vient à l'esprit : Et si j'allais voir Saphir? Je lâche mon sac, puis je confie à Amélie : "Je vais aller le voir, Saphir. Je le retrouverai, quoi qu'il arrive. Prends mon sac, et mets-le dans mon casier. Je le récupérerai plus tard." Elle n'a pas eu le temps de me répondre. Elle a commencé à ouvrir la bouche, quand je fis demi-tour. Je prends un chemin court. Je l'entends crier: "Loane, ma chérie, reviens!". Mais non, je ne reviendrais pas tant que je n’aurais pas retrouvé Saphir. Au bout de 2 minutes de course, je suis déjà essoufflée. C’est un truc de malade, comment je me fatigue vite. Je ne suis pas du tout au point sur l’endurance. Mais il faut que je m’y fasse, il ne faut pas que je m’arrête en chemin. J’en ai pour au moins 1 heure et demi de course, voir 2 heures, si je m’arrête toutes les 5 minutes. Je vais tout faire pour retrouver Saphir. Je serais même prête à repousser mes limites. Finalement, je crois que je tombe amoureuse de Saphir. En tout cas, pour tout ce qui le concerne, il faut que je sois au courant, sinon, je m’inquiète vite. Je me demande si il va bien, que s’est-il passé, où il est… J’aurais tellement aimé pouvoir me téléporter. Juste pour Saphir. Ce pouvoir m’aurait tellement plaisir. Mais bon, malheureusement pour moi, et pour tous ceux qui rêvent de ce pouvoir, il n’existe pas et n’existera sans doute jamais…